Développement de filières de collecte, tri et recyclage des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) dans dix pays d'Afrique. Les ordinateurs, les imprimantes, les téléphones portables, les mobiles et leurs accessoires sont autant de produits polluants remplis de matières premières qui finissent brûlés par les revendeurs. Clic Vert apporte des solutions liées au développement durable des pays partenaires du programme.

Prix de la Croissance Verte Numérique

Prix de La Croissance Verte Numérique - 2011« Les Ateliers du Bocage » viennent de recevoir le « Prix de la Croissance Verte Numérique » dans la catégorie « Coup de Cœur » pour les projets « Clic Vert » en Afrique.

Mercredi 23 novembre 2011, au siège du MEDEF à Paris, sous la présidence de Madame Claudie Heigneré, le jury récompensait 1 lauréat dans chacune des 5 catégories (organisation éco-engagée, start-up/PME de l’innovation numérique, grande entreprise de l’innovation numérique, enseignement supérieur et recherche, coup de cœur).

Ce prix récompense l’innovation, la créativité et le développement de technologies numériques au service du développement durable.

La reconnaissance du jury honore « les Ateliers du Bocage » qui développent des structures innovantes à l’international.

Depuis son lancement en 2005, « Clic Vert » a évolué progressivement pour proposer plusieurs volets d’intervention en Afrique. Aujourd’hui le programme développe des opérations d’aide à l’équipement, des boutiques informatiques et téléphoniques ainsi que des structures de collecte et de dépollution de déchets électroniques.

Ce dernier volet a connu un essor considérable depuis mars 2010 avec le concours d’ « Orange » et d’ « Emmaüs International » dans la mise en place de 4 ateliers de collecte et de dépollution de déchets de téléphonie mobile.

Des collecteurs parcourent les villes pour échanger, auprès des revendeurs et des réparateurs de mobiles, leurs déchets contre des équipements en état : Kits mains libres, chargeurs, housses… Tous les déchets électroniques sont ensuite acheminés jusqu’aux ateliers avant d’être triés par matière : plastiques, cartes mères, fils, batteries… Enfin les équipements sont conditionnés aux normes environnementales européennes en vue d’êtres acheminés jusqu’en France où ils rejoignent les filières de recyclage agréées.

Fin du déchargement du container de DEEE de téléphones portables aux Atelilers du BocageA ce jour les projets « Clic Vert » ont déjà permis de collecter près de 30 tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques qui ne peuvent pas être traités en Afrique.

Fin 2011, trois containers de 8 tonnes auront rejoint les filières de traitement en France et en Europe. Les statistiques de collecte de déchets de mobiles dépassent déjà les dizaines de tonnes pour 2012.

Clic Vert existe aujourd’hui dans six pays : Burkina Faso, Bénin, Burundi, Cameroun, Madagascar et Niger ; et 35 emplois locaux ont été créés.

Nous espérons que ce type d’action se multipliera à l’avenir grâce au concours et au relais de toutes les instances de communication sensibilisées à de tels projets.

Un grand merci à toute l’équipe et aux organisateurs du Prix pour leur accueil et pour cette récompense : ACIDD, MEEDDLT, ADEME, OSEO, Caisse des Dépôts, MEDEF, Fédération Française des Télécoms, Syntec Numérique, Cap Digital, SFIB, CIGREF, Institut Télécom.

Retrouvez toutes les informations sur le « Prix de la Croissance Verte Numérique » sur www.prixdelacroissancevertenumerique.eu

Collecteur Clic Vert de déchets électroniques à MadagascarMadagascar compte 21 millions d’habitants sujets à des conditions défavorables. Le pays est d’abord touché par la pauvreté, avec les deux tiers des Malgaches qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté, et par un trop faible développement de son réseau d’eau potable et d’électricité. Seul 27% de la population a accès à l’eau potable, l’un des taux les plus faible du monde, et 90% des habitants n’a pas accès quotidiennement à l’électricité.

Le mouvement Emmaüs n’a pas tardé à réagir face à cet état d’urgence. En 2001, après la visite à Madagascar d’Henri Le Boursicaud et de l’Abbé Pierre, « Emmaüs Vie Madagascar » nait sous l’impulsion des pères fondateurs. Des missions de solidarité et de développement durable fondent alors ses actions premières : donner un accès à l’eau et à l’électricité à un maximum de personnes (pompes à eau manuelles, éoliennes de pompage ou électrique, béliers hydrauliques, fours solaires, toilettes sèches, récupérateurs d’eau de pluie…), développer l’élevage, la culture biologique, le reboisement, un tourisme solidaire, et même créer un « Centre écologie Emmaüs » habilité à la formation aux énergies renouvelables. Toutes ces activités participent au même objectif : apporter des réponses concrètes et durables à une population enclavée et participer au développement d’emplois.

Logo Emmaüs International & Emmaüs Vie Madagascar

Devenu membre permanent d’Emmaüs International depuis 2006, « Emmaüs Vie Madagascar » s’est rapproché de Clic Vert, Orange Group et des Ateliers du Bocage pour développer des ateliers de dépollution des DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques) et participer à la lutte contre le sous-équipement et le manque de formations sur place. Rien que pour la téléphonie mobile, le pays compte environ 6,5 millions d’utilisateurs, soit 31% de la population. Potentiellement c’est à peu près 585 tonnes de futurs déchets électroniques à gérer lorsque les utilisateurs se débarrassent de leurs mobiles en fin de vie.

En parallèle les téléphones portables chinois de contrefaçon sont encore plus nombreux à Madagascar qu’ailleurs en Afrique à cause de la proximité du pays avec l’Asie. Ces équipements de moyenne qualité semblent même plus accessibles que tout le reste. Un constat inquiétant pour un pays en voie de développement qui ne possède aucune solution de recyclage pour répondre à la croissance des déchets électroniques sur son territoire.

Troc de déchets électroniques contre des accessoires en étatEmmaüs Vie Madagascar, Orange, Emmaüs International et les Ateliers du Bocage se sont donc mobilisés autour d’un projet « Clic Vert » pour répondre à ce problème des déchets électroniques. Un premier atelier de dépollution a été créé, ainsi que six emplois locaux de collecteurs, recycleurs et réparateurs. Le coup d’envoi a été donné le 4 juillet 2011 avec le démarrage effectif de la collecte des déchets de téléphones portables depuis Antananarivo, la capitale de  Madagascar. L’équipe malgache, six emplois et dix compagnons Emmaüs, a d’ailleurs atteint sa première tonne en octobre 2011. Tout comme au Burkina Faso, le matériel est ensuite trié et conditionné en attendant son rapatriement vers l’Europe.

Toutefois le projet malgache ne rencontre pas encore l’adhésion entière des réparateurs et revendeurs malgré les spots publicitaires et les opérations de sensibilisation. L’équipe souhaite atteindre son objectif avant la fin de l’année 2011 : collecter cinq tonnes de déchets de téléphones portables. Pour parvenir à leurs fins, les responsables du projet espèrent convaincre le ministère de l’environnement malgache de communiquer avec eux, en plus de les aider dans leurs démarches administratives. Comme toutes les démarches innovantes qui imposent un changement culturel, les responsables connaissent bien la situation qui demande du temps aux différentes instances pour s’approprier le projet.

En savoir plus :

- Le site d’Emmaüs Vie Madagascar

- Articles de presse du lancement de l’atelier de dépollution à Antananarivo 1/2

- Articles de presse du lancement de l’atelier de dépollution à Antananarivo 2/2

Interview de Roger Ouedraogo de l’association GLICE

Bonjour Roger Ouedraogo, vous êtes l’un des représentants de GLICE au Burundi et en République démocratique du Congo (RDC).

Un établissement GLICE "Clic Vert" : cybercafé, boutique, centre de formation, photocopieur- Quels sont les objectifs de l’association GLICE, initiatrice du programme Clic Vert au Burundi et en RDC ?

GLICE (Great Lakes Initiatives for Communities Empowerment) a pour objectif principal de vulgariser les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) par la réduction de la fracture numérique et dans la perspective d’une écologie saine dans la région des Grands Lacs. Notre rêve consiste à rendre les outils informatiques (ordinateurs, imprimantes, photocopieuses, internet…) accessibles à tous ; et particulièrement dans le secteur éducatif. Dans un second temps nous voulons recycler les DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques) qui polluent l’Afrique en créant un réseau de collecte auprès des réparateurs, utilisateurs et revendeurs. Enfin nous souhaitons promouvoir un modèle économique autonome et solidaire où l’activité de la boutique contribue à la création d’emplois sur notre territoire.

Le premier cybercafé de GLICE au Burundi- De quels constats êtes-vous partis pour développer l’association ?

Le Burundi vient de sortir d’une guerre fratricide et d’intégrer en 2008 la Communauté Est Africaine. Le pays a donc un temps de retard considérable vis-à-vis des TIC et le chômage continue sa progression chez les jeunes. La population n’est absolument pas sensibilisée à l’importance de ces outils sur le marché travail. Du coup les formations et les équipements ne courent pas les rues. Il nous faut rattraper ce retard !

Le fonctionnement de Clic Vert au Burundi- Concrètement comment fonctionne l’association ?

Nous collectons tous les DEEE auprès des professionnels et des particuliers. Puis nous trions les matières avant de préparer leur stockage. La ferraille peut être récupérée par des entreprises qui la transforment en clous par exemple.

Les professionnels qui achètent dans notre boutique en profitent souvent pour déposer leur matériel usagé. Nous récupérons aussi des équipements en état : carte-mères, disques-durs, graveurs… et beaucoup d’écrans cathodiques et d’ordinateurs irréparables.

Les professionnels donnent d’un côté et de l’autre les Ateliers du Bocage envoient du matériel testé. Tous les stocks rejoignent ensuite l’atelier de maintenance où les équipements sont vérifiés. Et tout ce qui est irrécupérable est démantelé.

Enfin les équipements réemployés sont mis en vente dans nos boutiques.

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De la collecte en Afrique au traitement en France des DEEE

Préparation du container de 8 tonnes de déchets de téléphones portablesC’est une première ! La France rapatrie les déchets de téléphones portables africains afin qu’ils soient retraités convenablement. Les Ateliers du bocage, membres d’Emmaüs France, avec le soutien de l’opérateur de téléphonie Orange et d’Emmaüs International, prennent en charge la collecte, le transport et la mise en filière de dépollution de ces déchets électroniques potentiellement toxiques.

Enlèvement des cartons de déchets triés par type de matériauxMercredi 22 juin 2011, le premier container de huit tonnes de déchets électriques et électroniques arrive au port de Bordeaux.

Mardi 5 juillet  2011, les Ateliers du Bocage réceptionnent le container dans leurs locaux en Deux-Sèvres (79), en compagnie des représentants d’Orange Group et d’Emmaüs International.

Depuis le lancement en mars 2010 de la première structure au Burkina Faso il aura fallut moins de deux ans pour que le projet « Clic Vert » remplisse ses premiers objectifs en Afrique :

Arrivée aux Ateliers du Bocage du camion avec le container de déchets de téléphones portablesAvec le concours d’Orange et Emmaüs International, les Ateliers du Bocage implantent en Afrique des ateliers de dépollution des déchets électriques et électroniques : téléphones portables, cartes électroniques, piles et batteries HS

Des collecteurs parcourent les villes pour échanger, auprès des revendeurs et des réparateurs de mobiles, leurs déchets contre des équipements en état : Kits mains libres, chargeurs, housses… Tous les déchets électroniques sont ensuite acheminés jusqu’aux ateliers avant d’être triés par matière : plastiques, cartes-mères, fils, batteries… Enfin les équipements sont conditionnés aux normes environnementales européennes en vue d’êtres acheminés jusqu’en France où ils rejoignent les filières de recyclage agréées.

Déchargement du container de DEEE de téléphonie mobile au siège des Ateliers du BocageA ce jour les projets « Clic Vert » ont déjà permis de collecter près de 22 tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques qui ne peuvent pas être traités en Afrique.

Pour Orange Group, représentés par Patrick Roussel (Directeur de la Stratégie et du Développement) et Alain Liberge (Directeur Environnement et Responsabilité Sociale), il était logique de s’engager aux côtés des AdB et d’Emmaüs dans ce projet innovant à bien des égards. L’Afrique est effectivement le continent où le Groupe compte le plus grand nombre de filiales, ce qui lui permet d’avoir une bonne connaissance des marchés et besoins auxquels il fallait répondre.

Après le Burkina et le Bénin, 2011 sera l’année du lancement de la collecte de mobiles au Niger et à Madagascar où se trouve actuellement Hubert Fodop, cheville ouvrière du projet pour les Ateliers du Bocage. L’ensemble des partenaires souhaite conserver ce rythme de deux nouveaux pays par an.

Fin du déchargement du container de DEEE de téléphones portables aux Atelilers du BocageLe président d’Emmaüs France, Christophe Deltombe, a exprimé son soutien à cette opération qui constitue une évolution très intéressante pour tout le mouvement Emmaüs. « C’est d’abord la continuité d’une implication générale des communautés et structures d’insertion dans le développement durable. Une philosophie intrinsèque au mouvement qui s’est construit sur les métiers de chiffonnier, de récupérateur, pour redonner à la fois vie aux objets et dignité aux hommes. C’est ensuite le travail en partenariat avec de grands groupes comme Orange ou GDF-Suez autour d’un véritable projet social et politique, qui représente l’innovation. Ce premier container en est un résultat tangible mais pas un aboutissement. Ce n’est qu’un début ! »

En 2011, trois containers sont prévus et les statistiques de collecte de déchets de mobiles dépassent déjà les dizaines de tonnes pour 2012.

Nous espérons que ce type d’action se multipliera à l’avenir grâce au concours et au relais de toutes les instances sensibilisées à de tels projets.

Dimanche 22 mai 2011, Anne-Cécile Bras, présentatrice de l’émission “C’est pas du vent“, conviait différents interlocuteurs à s’exprimer sur les ondes de Radio France International autour de la thématique suivante : Les déchets électroniques : une montagne insurmontable ?

A cette occasion, Alassane Sanou, responsable des Ateliers du Bocage au Burkina Faso, et Etienne Delorme, chargé de communication des Ateliers du Bocage, se sont exprimés sur le programme Clic Vert en Afrique. En parallèle de leurs propos sur ce projet impressionnant de dépollution des DEEE et de lutte contre la fracture numérique, Pape Mar Diallo, responsable de l’association Book Diom qui réunit les 1500 recycleurs de la décharge de Mbeubeuss au Sénégal, et Patricia Rabeson, responsable de la communication de European Recycling Platform France, ont présenté leurs structures et leurs projets en cours.

Ce tour de table a donné lieu à des échanges très intéressants à propos de la pollution en Afrique, de la législation autour des déchets d’équipements électriques et électroniques en Europe, et les solutions qui émergent au Nord et au Sud de la planète.

Retrouvez toute l’émission en podcast ci-dessous :

1 – Les déchets électroniques : une montagne insurmontable ? (19:31)

2 – Les déchets électroniques : une montagne insurmontable ? (26:31)

Les collecteurs Clic Vert sillonnent la ville de Cotonou au Bénin pour collecter les déchets de téléphonie mobileA la suite du Burkina Faso en Mars 2010, l’initiative Clic Vert de collecte de déchets de téléphones mobiles, portée par Orange, Emmaüs International et les Ateliers du Bocage, s’est étendue depuis février 2011 au Bénin. Comme au Burkina et partout en Afrique, le problème est le même : comment faire face aux énormes défis environnementaux et sanitaires posés par la “démocratisation“ du téléphone mobile ?

Sur une population estimée à 9 300 000 habitants, le Bénin comptait en juin 2010 cinq opérateurs de téléphonie mobile, pour 6 300 000 abonnés. Si le poids moyen d’un téléphone mobile se situe aujourd’hui autour de 80 grammes, cela fait plus de 500 000 tonnes de futurs déchets à gérer

Les collecteurs de Cotonou échangent les déchets de téléphonie mobile contre des accessoires en état puis rapparient leur collecte jusqu'à l'atelier de dépollution Clic Vert.Faute d’infrastructures de recyclage, et surtout à cause de l’ignorance des dangers posés par les D3E, les mauvaises habitudes ont eu le temps de bien s’ancrer. Beaucoup de réparateurs de téléphones mobiles confiaient ainsi en amont du démarrage du projet, n’avoir eu jusque-là d’autre choix que de jeter leurs déchets dans la nature, ou y mettre le feu quand cela devenait trop encombrant.

Comme à Ouagadougou, l’argument de la protection de l’environnement n’a pas suffi à lui seul à convaincre tous les réparateurs quant à la nécessité de confier leurs déchets à nos collecteurs désormais, au lieu de continuer à les brûler ou les jeter dans la nature. Ici aussi, le système du troc (déchets contre accessoires en bon état) a été de mise.

Depuis février 2011, 1500 kg de déchets de téléphones portables ont déjà été collecté au Bénin.Depuis le 9 février plus de 1500 kilogrammes de déchets ont ainsi été collectés, essentiellement dans la ville de Cotonou et sa périphérie.

L’initiative, à côté de son objectif environnemental, a permis de créer 6 emplois directs dès le démarrage. L’équipe devrait passer de 6 à une dizaine de personnes d’ici à ce que d’autres villes comme Porto-Novo, Parakou et Abomey-Calavi soient touchées par le réseau de collecte.

Vendredi 12 février 2011, Clic Vert lance la collecte de déchets de téléphones portables à Cotonou au Bénin. En 2 jours, 100Kg de déchets sont ramassés. L’équipe est très confiante et espère hausser le rythme des collectes dans les prochains jours. En parallèle le travail de sensibilisation fait son chemin grâce au bouche-à-oreille. Les coordinateurs, Orange et Emmaüs International, espèrent développer une vraie campagne de communication lorsque les procédures administratives seront closes.

Le déroulement d’une collecte de déchets de téléphones portables au Bénin :

La collecte des déchets de téléphones portables à Cotonou au Bénin

Tri visuel des déchets chez un revendeur à Cotonou

La collecte des déchets de téléphones portables à Cotonou

La pesée des déchets de mobiles à Cotonou

La collecte de déchets de téléphones portables à Cotonou

Un collecteur et sa fidèle monture en action à Cotonou

La collecte des déchets de téléphones portables à Cotonou

Le tri des déchets de téléphones portables à l'atelier de dépollution

Global MagLes 14 et 15 décembre 2010, l’émission “Global Mag” sur Arte a diffusé deux reportages qui présentent avec beaucoup de lucidité et d’entrain les actions du programme Clic Vert des Ateliers du Bocage au Burkina Faso.

A l’occasion du déploiement du programme Clic Vert au Burkina Faso, le ministère de l’environnement a choisi d’informer la population quant aux risques liés à l’incinération des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). Une vaste campagne de sensibilisation a donc été menée avec cette publicité télévisée :

Aujourd’hui tous les burkinabés sont conscients des dangers sanitaires et environnementaux engendrés lorsque des revendeurs ou des particuliers brûlent leurs déchets d’informatique ou de téléphonie. Clic Vert a pu s’appuyer sur les ministères puis sur la population pour créer deux ateliers de collecte et de dépollution des DEEE. Basés à Ouagadougou et à Bobo Diassalo, les structures emploient des collecteurs qui pratiquent l’échange de déchets contre des produits en état directement auprès des revendeurs. Ainsi, 8 kilogrammes de déchets s’échangent contre 16 kits main-libres pour téléphones portables. Le programme compte déjà 1300 revendeurs sensibilisés et impliqués dans le projet Burkinabé.

Les Ateliers du Bocage et tous les partenaires sont très fiers des résultats de cette opération de sensibilisation. Plus d’une tonne de déchets (DEEE) est collectée chaque mois au Burkina Faso puis acheminée aux ateliers de dépollution. Autant de déchets qui ne finiront pas incinérés !

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